lundi 6 avril 2015

Yvon Deschamps - Le P'tit Vient vite 1972

Le P’tit vient vite est une comédie populaire québécoise réalisée par Louis-Georges Carrier (Le misanthrope) en 1972. Il s’agit d’une adaptation de la pièce Léonie est en avance de Georges Feydeau. Le texte ci-dessous est la reproduction eacte d’un article paru dans Le Petit Journal No 40 de la semaine du 22 au 28 octobre 1972 qui présentait le film ainsi: Le film d’Yvon Deschamps n’est pas encore sorti que celui-ci se défend bien d’être le papa du fils de la fille de la femme du boss. » C’est ben compliqué c’t’affaire là, déclare Yvon Deschamps, mais je pense que les Québécois vont avoir du fun en voyant « Le p’tit vient vite ». Moi, j’avais écrit ça pour la TV, nous déclare-t-il entre deux flashes de caméras au cours du cocktail donné par M.O.P. (Moralité, Ordre et Pudeur). C’est un hasard de circonstances qui font que ce long métrage voit le jour. La chaîne française de Radio-Canada devait présenter en février une adaptation de la pièce de Feydeau « Léonie est en avance ». La grève fit avorter le projet, que Deschamps s’empressa d’offrir à Mojack Film qui racheta les droits à la Société d’État, et voilà. Après un mois de répétition, le tournage commençait avec Denise Filiatrault et Yvon Deschamps dans les rôles principaux entourée d’Andrée Boucher, Janine Sutto, Hélène Loiselle, Magali Noël et Denis Drouin, sans oublier les chanteurs pop comme Robert demontigny, Guy Boucher, Michel Louvain, Fernand Gignac, ainsi que Juliette Huot, Marcel gamache Émile Genest, Yvon Robert jr et quelques autres. L’intrigue ? Une histoire comme il s’en déroulait tant il y a quelques années. Il faut cacher une grossesse trop avancée, une naissance qui après huit mois de mariage, menace de troubler la paix du boss d’Édouard Ladouceur dont la fille est enceinte et va accoucher avant son temps. Si une naissance est habituellement un événement heureux, cette fois, ce sont les problèmes qui prennent le dessus. Carmen étant en difficulté en ces heures difficiles, le médecin lui envoie sa garde-malade française nouvellement débarquée du bateau et qui ne comprend rien au joual, tandis que le boss, lui, délègue sa servante un peu idiote auprès de sa fille mariée sur le tard. C’est ainsi qu’être personne ou le mari de la fille de la femme du boss, c’est un problème. Louis-Georges Carrier, le réalisateur, a utilisé pour le tournage, des caméras conçues pour la télé, ce qui en fait le premier film en vidéoscope au Québec. La première mondiale aura lieu simultanément dans six centres urbains dont Montréal, Québec, Hull, Sherbrooke, Chicoutimi et Trois-Rivières. Le lendemain, soit vendredi le 20 octobre, c’est quinze cinémas qui auront « Le p’tit vient vite » à l’affiche. Comme quoi le cinéma québécois, ça marche. Critique d’époque Les acteurs sont très mal dirigés et leur jeu se perd dans une surcharge de gestes et de paroles. De plus le scénario de Deschamps est faible parce que conçu de déjà vue. […] quant à la réalisation, elle est d’une maladresse indescriptible. Et tout d’abord au simple plan technique. On a voulu tenter une expérience qui consiste à imprimer sur pellicule cinématographique un vidéogramme : bien que l’expérience puisse réussir, elle est ici complètement ratée. […] Il ne s’agit donc pas vraiment de cinéma, mais bien de télévision et surtout de mauvaise télévision. Et c’est d’autant plus pénible que c’est sur grand écran. Richard Gay dans Cinéma Québec, vol.2 no 4, décembre/janvier 1973

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